Destination Tahiti

Journal de bord d'une escapade en Polynésie Française (Mars - Avril 2006)

05 novembre 2006

On est bien, hein, Tintin ?

Mardi 28 mars 2006

Ca y est, c'est le jour J. Après une nuit agitée (Y'avait une bête dehors !), nous voilà en partance pour le joyau de la Polynésie Française et son lagon aux mille bleus. Alors ? Mensonge ou Réalité ? Beaucoup m'avaient dit : Bora Bora, tu verras, c'est très surfait. N'y allez pas y'a rien à voir, à part que le soir, le soleil se couche ... Et c'est beau. Mais bon, passer si près et ne pas s'arrêter, c'était inimaginable. Donc, on a fait le détour. Et de bon matin, après un dernier délicieux petit déjeuner au ranch, nous embarquons en compagnie de M. et M-F dans l'ATR 72 de Air Tahiti, malheureusement du côté gauche, ce qui nous prive du fabuleux spectacle que doit offrir l'arrivée sur l'île.
AeroportBoraMais qu'importe, quelques minutes plus tard nous débarquons fraîches et disposes (avec quand même quelques courbatures, récompense de nos aventures de la veille) sur le motu où on devine encore les traces de la piste d'attérissage datant de la dernière guerre mondiale. C'est que Bora a été le premier aéroport de Polynésie à voir le jour.BoraAeroport2
Là, il faut récupérer les bagages et les amener à la navette maritime qui attend le long du quai pour conduire les passagers à Vaitape, la ville principale.
Nous décidons de faire le trajet sur le pont, au grand air. Et il faut bien le dire, c'est vrai : le lagon est merveilleux, la vue superbe.Tahitian_Gauguin Le Tahitian Princess et le Paul Gauguin nous ont précédées et sont amarrés dans la baie. Ca va encore être plein d'américains...

Une fois à quai, il nous faut trouver notre transport. Ici, les pensions ne viennent pas chercher les voyageurs. TruckNonoTruckNono2
C'est un truck qui nous conduira jusqu'à la pointe Matira, Chez Nono.
Oui, j'ai l'air crevée... Ben, il est dix heures du mat', et il fait déjà très chaud. SO WHAT ? Heureusement, quand on roule, il y a de l'air. C'est "un peu" brinquebalant, mais comme ça, on aura testé le moyen de transport local.
La pension est sur une plage privée, les pieds dans l'eau; c'est un joli petit ensemble de bungalows. Malheureusement, le nôtre n'est pas encore prêt. Nous laissons donc nos valises à la réception et nous nous installons autour d'une table à l'ombre.GardienNono C'est là que nous faisons connaissance avec les petits gardiens de la pension qui semble-t-il ont déjà adopté mon sac à dos.
Je profite de la pause pour nous inscrire à l'excursion sur le lagon jeudi, puis pour aller jusqu'à la cabine téléphonique, réserver notre soirée au Tiki Village de Moorea... Et, sur l'insistance de Clau, pour passer un coup de fil chez Philoo afin de rassurer tout le monde : oui, nous sommes encore en vie ! Oui, nous sommes bien arrivées à Bora Bora ! Oui, la mer est bleue et il fait chaud ! Pendant que je pousse jusqu'à la boutique de souvenirs pour me renseigner sur les locations de vélos, Clau a fait quelques cartes postales, les yeux perdus sur le lagon. On est bien, hein...
Sauf qu'il est 11h30, que le bungalow n'est toujours pas prêt et qu'on ne peut même pas mettre nos maillots pour profiter de cette mer d'huile si claire qui nous nargue depuis notre arrivée. Qu'à cela ne tienne, trouvons donc un endroit pour déjeuner. Nous voilà donc parties à pieds sur la route de Vaitape. Finalement, nous nous arrêtons au restaurant de l'hôtel Matira. Nous nous installons à l'intérieur, mais l'endroit est très aéré, avec une vue magnifique sur la lagon.

bungalowNonoDe retour à la pension, le bungalow est ENFIN prêt. Commence alors l'ultime épreuve : y amener des valises qui ne roulent pas sur le sable (ça rappellera des souvenirs à certaines). C'est un bungalow rond installé sur la plage, entièrement construit en matériaux traditionnels (excepté la salle de bain qui est d'ailleurs agréablement grande). Il y a un lit immense sous le ventialteur et deux banquettes sous les fenêtres ouvertes qui donnent sur le lagon.
Nous nous changeons rapidement pour aller faire un plouf. Depuis le temps qu'on en rêvait ! L'eau est un délice, mais le fond est assez plat et peu profond, et plutôt quelconque côté vie sous-marine. Ce sera donc bronzette sur les transats. On est bien, hein, Tintin ?
Sauf que mon allergie au soleil ne met pas longtemps à se rappeler à mon bon souvenir. Ca fait mal. Et puis dans ces conditions, ne rien faire, finalement, ... c'est chiant.

Une douche rapide, et nous voilà de nouveau sur la route pour aller faire quelques courses histoire de na pas mourir de faim demain matin (ici, comme dans la plupart des pensions de Bora, pas de petit déj', pas de table d'hôte). Le supermarché est à dix minutes de marche. En chemin, nous retrouvons M., M-F. et leur amie C. Ils logent à la pension juste à côté de la nôtre et font l'excursion avec nous jeudi.ChezNonoSunset Après avoir fait le plein de victuailles (ça tombe bien, on a un frigo dans le bungalow)BoraSunset et de cartes postales, nous voilà de retour pile poil pour le coucher du soleil sur la plage. Bora_VaaSunsetEt oui, la pension est située plein ouest, alors on va en prendre plein les mirettes. C'est beau ! Quelques va'as (pirogues) traversent paisiblement le lagon, profitant des dernières heures du jour... Ca laisse rêveur.

Ca y est, le soleil a disparu derrière l'horizon, la nuit est là, il fait bon sous les cocotiers. Après avoir regardé le menu de la roulotte, au boute de la route Matira, ClauTemanuataMarionTemanuataClau et moi optons finalement pour le restaurant du village Temanuata, juste à côté, autour d'un Mahi Mahi grillé aux herbes de Provence. Et puisqu'on est à Bora et qu'on s'est fait toutes belles pour l'occasion, pourquoi ne pas s'offrir un petit apéro : Whisky Sour pour Clau et Ti'Punch pour moi. Voilà qui va me rendre un peu pompette. De quoi ne pas marcher tout à fait droit pour rentrer par le chemin mal éclairé, mais heureusement, j'ai prévu la lampe de poche. Et puis le ciel est plein d'étoiles, et c'est très beau.

Ce soir, je teste le lit demi-lune du bungalow, tandis que madame ma tante se prélasse dans le grand lit sous le brasseur d'air. je vous raconterai demain.

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13 janvier 2007

A bicyclette

Et voilà, ça y est, j'ai les boules ! Ce matin, j'ai accompagné à Roissy mes parents qui repartaient "là-bas".
- Vous rentrez quand ?
- Ben on sait pas. On verra. Quand on en aura assez...
- C'est pas juuuuuuuuste ! Ouiiiiiin ! Je vais pleurer !
Non mais, z'avez vu le temps qu'il fait ici, à Paris ?
Mais au fait, j'avais pas un blog en train, moi ? Ca me remontera peut-être le moral de trier les photos.

Bon, on en était où ?

Mercredi 29 mars 2006

La banquette demi-lune, question confort, c'est pas le Plaza Athénée. Pas fermé l'oeil de la nuit, moi, entre le matelas au maintien plus qu'approximatif et la chaleur étouffante. Parce que le brasseur d'air, il a beau être immense, il est au-dessus du lit principal. Et nous, pauvre petit peuple, on récupère que les miettes ! Toujours les mêmes qui trinquent. Heureusement, ce petit matin est d'une douceur très agréable. Y'a pas à dire, un petit déjeuner sur une table posée sur le sable, sous les cocotiers, les pieds au frais et avec vue sur le lagon éclairé par la lumière rasante du soleil levant, c'est quand même le pied.

Bon, il est temps de passer aux choses sérieuses : aujourd'hui, nous faisons le tour de l'île à vélo. Et pour ça, nous avons besoin de ... vélos... loués à la boutique au bout de la route Matira. Attention, le choix du vélo va être délicat. C'est que l'enjeu est important. Je finis par fixer mon choix sur le numéro 23. Mais Clau hésite toujours. Décidément, ça lui convient pas. OK, compris. Essaie le mien pour voir ? C'est mieux ? Ben tiens... J'ai plus qu'à m'en choisir un autre, moi.PizzaHut Allez, en selle, direction Vaitape par la route. Ben oui, parce que par la montagne, c'est plutôt un téléphérique, qu'il nous faudrait.Vaitape
La route n'est pas très large (surtout sur les bas-côtés), mais le bord est ponctué de quelques curiosité, comme un Pizza Hut. Si si !

Ah, Vaitape. Enfin ! J'en connais que les quelques six kilomètres depuis la pointe Matira ont déjà épuisés. Pourtant, c'est tout plat.

Après un passage obligé à la Poste pour coller les timbres et expédier ma bonne dizaine de cartes postales (je connais trop de monde. C'est trop dur, la vie !), en avant pour une petite séance de shopping.tiki_philoo2tiki_philoo1

Mauvaise idée...
Premier magasin, une galerie présentant de très jolis objets d'art marquisien. Le genre de boutique où on entre en sachant très bien que c'est pour le plaisir des yeux. Just for fun. Mais ça, c'était compter sans LUI -->
Un adorable petit Tiki marquisien tout en finesse et en simplicité, en bois clair, léger (de tarua, je crois). Dont le prix l'est beaucoup moins, léger. Laurent, le vendeur, nous montre d'autres objets d'artisanat : boîtes, pagaies, lances, plats, masques, etc... Il nous explique tout plein de choses (que j'ai oubliées depuis) sur l'art marquisien et les symboles. Mais bon, il me fait de l'oeil, ce tiki. Moi qui cherchait un cadeau pour Philoo qui nous a accueillies et permis d'avoir les billets, et bien voilà, c'est fait. Je suis trop sympa, quand même. Et puis si par hasard, il l'aimait pas, tant pis, ça sera pas perdu pour tout le monde ;o) Tout mon porte-monnaie y est quand même passé, parce que, sûre de moi, pour une balade en vélo, j'avais pas pris la CB (Ben oui, évident !) Ca me laisse tout juste de quoi acheter un magnet souvenir de Bora Bora. C'est mon frigo, qui va être content ! Après toutes ces folies, Clau et moi déjeunons à l'Apetisserie de paninis. C'était ça ou la blanquette de veau !

13 heures, il est grand temps de se remettre en route, parce que le tour de l'île, il fait 32 km, et on a été fainéantes, sur ce coup.Faanuii
La route longe le lagon, et on constate rapidement que Bora, question plages, c'est très surfait. Tous les grands hôtels sont en fait installés sur des motus... Barbie, grosse menteuse ! Allez, le paysage est sympa quand même.
Une petite halte de temps en temps pour prendre quelques photos, comme la jolie baie de Faanuii et son village. Des preuves, aussi,JimmyH_v_lo des fois qu'il y en ait qui douteraient que Jimmy est un grand sportif. Et histoire de tenter de dénicher ces satanés canons US, vestiges de la seconde guerre mondiale et planqués quelque part au-dessus de nous. Ils nous narguent, je vous dis. Ils nous narguent. Bon, alors quoi, on m'aurait menti ? (Barbie, si tu m'entends ...)
L'astuce du jour : pour voir les sites des canons, prenez l'excursion en 4x4. Sinon, c'est même pas la peine.
A la sortie de Faanuii, nous tombons sur une kyrielle de paréos dansant dans le vent sur leur corde à linge au bord de la route. C'est une "fabrique" de paréos teintés. "Tu crois qu'il les vendent ?" On va le savoir très vite : la dame arrive, et j'en profite pour lui demander comment elle les fabrique. Ni une ni deux, hop ! La voilà qui se met au travail et nous fait une petite démonstration : trempage des couleurs, essorage, séchage, et positionnement des caches pour faire les motifs en "filigrane". Pour la peine, je lui en prendrais bien un , parce qu'ils sont supers jolis. Euh ... Clau, t'as pas 1000 CFP ???

DanseDesPareos FabriquePareo_1 FabriquePareo_2 FabriquePareo_3

MotuTaneAprès moults efforts dont une lutte incessante contre la brise, nous voici enfin à la pointe Taihi, au nord de l'île. La moitié du chemin est fait. D'ici, on voit le motu avec l'aéroport. Il paraît que le tout petit îlot à côté, c'est celui de Paul-Emile Victor : le motu Tane.

La route, sur l'autre bord de l'île, est plus sauvage et très agréable, bien que nous soyons au soleil, avec souvent le vent de face. Le musée de la marine semble fermé.RocherBora Tant pis, passons notre chemin. Un truc au bord de la route attire l'attention de mon appareil photo. C'est un vulgaire rocher, ou un tiki ? (Ca y est, je vois des tikis partour, maintenant !)
... Et Clau commence à s'impatienter.
T'inquiète ma vieille, on y arrive. La voilà. LA montée de Bora Bora. Celle qui coupe à travers la montagne pour pas qu'on voit la décharge de l'île en bordure de lagon. Deux lacets, une côte sévère, et une route en soupe de corail parce que c'est en travaux. OtemanuCourage ! Un bon coup de pédale, un deuxi... Euh, non. Finalement, je vais la faire à pieds.PauseBananierBora_2
En haut, vue est imprenable sur le mont Otemanu, et une nouvelle pause photoPauseBananierBora_1 histoire de récupérer un peu (d'ailleurs, en cherchant bien, on les verrait pas, d'ici, les canons ?)
De l'autre côté ... surprise ! Ca descend aussi sec que c'était monté (Cf. Newton). C'est évidemment le moment que choisit mon vélo pour péter un cable au sens littéral : celui du frein arrière. Comme le "soleil" j'ai déjà testé, je crois que celle-là aussi, je ferais mieux de la faire à pieds. Du moins au début, juste pour voir la tête qu'elle a un peu plus loin. A mi-pente, les souvenirs de jeunesse me titillent pourtant : rappelez-vous, les super descentes qu'on prenait à fond de train en rentrant de l'école. La route est large, le virage semble doux et régulier, le revêtement correct, et si on a croisé deux voitures, c'est bien le bout du monde. En selle ! Hiihaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

En haut de la montée suivante, je suis TROP fière ! Je l'ai faite toute seule ! A vélo, comme une grande ! Clau, elle, elle en a ras les pédales. Ca commence à bien faire ! Heureusement, nous entrons dans la commune de Matira.
C'est en s'arrêtant qu'elle est tombée. Enfin, après s'être arrêtée.
Ca fera un joli souvenir de vacances à son genou. Comme quand elle était petite. Bonne excuse en tout cas pour se manger une petite glace le temps qu'elle se remette de ses émotions (oui, parce qu'elle est tombé pile poil devant une boutique, alors qu'on avait pas vu un troquet depuis la pointe Taihi. Si ça, c'est pas de l'organisation !). Allez, t'en fais pas, c'est fini. On est arrivées. Tu peux être fière de toi.

Après l'effort, le bain de pieds ! Nous rejoignons M.F., M. et C. pour tester leur plage au village Temanuata. Eux, ils ont eu beaucoup moins de chance que nous : ils se sont fait cambrioler dans la nuit, pendant qu'ils dormaient !ArcEnCiel Pas très rassurant tout ça. Mais peut-être qu'en suivant l'arc-en-ciel, ils trouveront le trésor du lutin... Ca devient n'importe quoi ce récit. Ca doit être la fatigue.NavetteSofitel OK, ça mérite bien une double dose de réconfort. Nous décidons donc d'aller tous ensemble prendre un verre au Sofitel Marara, sur le motu en face de la pointe Matira. Au poton du Novotel, nous grimpons dans la navette (On pourra admirer au passage un bout du beau genou droit bariolé de Clau).
Pour moi, ce sera un cocktail des mersSofitelBora_1SofitelBora_2 (vodka + triple sec + grenadine + jus de citron). Ouaip, j'ai l'oeil qui brille. SO WHAT ?
Il est 20 heures quand nous rentrons à la pension, mais comme nous n'avons pas vraiment faim, Clau et moi finissons nos restes de pain et de fromage au clair de lune, sur la plage de chez Nono.

Le paradis, j'vous dis !

Au fait, je t'ai pas dit ? Ce soir, finalement, je dors avec toi dans le lit king size. SOUS le ventilateur !

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25 février 2007

Bora Bora, Perle du Pacifique

Jeudi 30 mars 2006

Dans l'ensemble, la nuit s'est plutôt bien passée, même si à quatre heures du matin, j'ai été réveillée par une goutte d'eau sur le visage. Dehors il pleuvait, et comme par hasard, il y avait une petite fuite dans le toit. Juste au-dessus de moi. Qu'à cela ne tienne : il a suffit de se pousser un peu, et c'est le matelas qui en a fait les frais. Pas moi.

Ce matin, rendez-vous à l'accueil de la pension : nous partons pour le "Nono Tour" : Teremoanal'une des excursions en pirogue les plus réputées de Bora Bora. Après avoir choisi nos palmes, masques et tubas, pour ceux qui n'en ont pas, nous embarquons à bord du Teremoana I, en compagnie de M.F., M. et C., ainsi que de quelques autres touristes. L'équipage se compose de deux "vahines" : Hina et Tania (aussi surnommée "Danse avec les raies"), et deux "tanes" : Popo, notre chauffeur, et Alfonso. PopoNous avons à peine largué les amarres, que tous les quatre sortent guitares et yukuleles pour nous régaler des chants de leur île.
Oui, même Popo pour qui la conduite "à l'orteil" ne semble avoir aucun secret.
Alors, pour être franche, les chants traditionnels c'est bien. Mais toute la journée... c'est dur. Un peu comme après une journée chez Mickey où on aurait fait cinq ou six fois "Small World"... si vous voyez ce que je veux dire (pour les autres, je vous expliquerai).

Bora_PirogueBora_duLagonNous prenons cap au Sud, contournons la pointe Matira et remontons vers l'Est pour faire une première halte au jardin de corail. La vue sur l'île est fantastique, et le lagon ressemble à une piscine.
Histoire de bien se faire remarquer avant même d'avoir trempé un orteil, je fais tomber mon masque par quatre mètres de fond. Heureusement, Alfonso est là !Mur_ne1
Puis c'est Clau qui prend la poudre d'escampette : n'ayant pas emmené de palmes, elle demande un gilet de sauvetage pour plus de sûreté, et se retrouve entraînée par le peu de courant.Mur_ne2 Heureusement, Tania est là !
Pendant ce temps, je visite les petits fonds marins sur sable blanc et fait, malgré le courant, quelques photos de mes étranges rencontres, comme mon amie Fifi la Murène, qui pointe le bout de son nez entre deux rochers. Malheureusement, ce n'est pas aussi beau qu'à Tahaa (et je n'ai toujours pas de photos pour vous le prouver). Mais la baignade reste bien agréable.

Allez hop ! Tout le monde rembarque : direction les requins à pointe noire. requinOn jette l'ancre, et par deux mètres de fond, nous descendons tour à tour et calmement dans l'eau en nous maintenant derrière une corde tendue entre une bouée et le bateau, tandis que l'équipage balance des morceaux de poissons à trois mètres derrière la corde. Les oiseaux, les requins, les raies grises et les rémoras OiseauxBoras'agitent sous nos yeux à l'affut d'un petit bout de mangeaille ... et c'est beau... Mais pas très rassurant quand même. Même quand on sait que ces petites bêtes sont sensées être inoffensives pour l'homme. En plus, j'aime pas la façon dont ils me regardent. Et puis y'a le gros balèse à côté de moi (un footballeur en retraite ? Je crois que j'ai pas tout compris) qui prend toute la place sur la corde. Pour un peu, il m'écraserait ! Allez, j'en ai assez vu : je remonte. Et puis, pour ne pas déroger à la tradition, c'est le moment qu'a choisi Clau pour laisser tomber son tuba au fond. Heureusement, Hina est là !

repasNonoTour_1repasNonoTour_2Après un peu de navigation (il fait bon, frais, les embruns ne sont pas trop méchants et la mer est fabuleuse), nous faisons halte sur le motu Piti Aau où nous allons pouvoir faire un peu trempette pendant que notre équipage prépare le déjeuner : un repas typiquement polynésien, pas cuit dans le four tahitien, mais presque.
Au menu, de l'espadon sauce aigre-douce, du poisson cru au lait de coco, du uru, du taro, des bananes, du tarua, repasNonoTour_3repasNonoTour_4du pain coco, et en dessert, ananas, pamplemousse et pastèque. Le tout servi dans le service de vaisselle typique de la région : des assiettes en feuille de palme, recouvertes de deux feuilles d'hibiscus. Une pour le salé, une pour le sucré. Et ici, pas de chichis : on mange avec les doigts.
Ca manque un peu de boissons diverses et variées, diront certains, mais on est bien sous la grande hutte de Nono : on est à l'ombre et il y a de l'air.

casse_coco_1Après le repas, petit cours de décorticage de noix de coco et de danse tahitienne (hommes ET femmes).

<-- casse_coco_2casse_coco_3Y'en a qui maîtrisent,

  et d'autres ... moins -->

Cette petite pause était bien agréable, mais il faut déjà ré-embarquer pour continuer notre tour de l'île. Nous passons devant tous les hôtels de luxe sur leurs motus, devant celui PEV (Paul Emile Vistor), Kersausonau large de la décharge (tout ne peut pas être rose non plus). Nous apercevons aussi la frégate Prairial, et nous tournons même autour du trimaran d'Olivier de Kersauson lui-même, à grands renforts d'appels :
"Olivier ! C'est nous ! tu es là ? On est passé dire bonjour !"
C'est qu'il a le sens du spectacle, notre équipage !

Le dernier arrêt de notre escapade sera au motu Tevairoa. C'est là que nous avons rendez-vous avec les raies, dans plus d'un mètre cinquante d'eau (à peu près comme le petit bain de la piscine à la maison : sur la pointe des pieds pour respirer). Et Tania se lance dans un joli ballet nautique avec les raies grises qui viennent tourner autour d'elle et la frôler.

DanseAvecLesRaies_1 DanseAvecLesRaies_2 DanseAvecLesRaies_3

Le truc, surtout, c'est de ne pas nager et de rester debout. pour éviter de se faire bousculer par ces demoiselles (les raies). Pas évident, avec mon petit mètre cinquante-six. Je suis sur la pointe des pieds et j'ai du mal à me déplacer. Et puis ça reste quand même bizarre, ces bestioles. Je finis par en caresser quelques unes (à mon corps défendant !) et voilà que, voulant faire immortaliser l'instant par Clau, il y en a une qui profite que j'ai le dos tourné pour me choper le doigt ! Sale bête ! C'est pas du poisson, c'est MON doigt ! Ca saigne un peu, mais heureusement, pas trop de dégâts. Ca a beau ne pas avoir de dents, ça pince sacrément fort.

Retour à la pension pour seize heures, où nous prenons congés de nos amis qui partent le lendemain pour Rangiroa, dans les Tuamotu, tandis que nous nous envolerons pour Moorea. Après avoir réglé la note, nous piquons une dernière tête dans le lagon, CoucherSoleil_Matirapuis je vais me faire un petit coucher de soleil sur la plage publique de Matira. Dommage que le calme de cette fin de journée soit gâché par un mec qui insulte copieusement, et pas en termes très délicats, son banquier au téléphone.

Me voyant me débattre avec le retardateur de mon appareil photo (sans commentaire, lesCoucherSoleil_Matira_2 ridettes ! Je vous vois venir), un autre promeneur me propose de me prendre en photo. C'est pas de refus. Ca en fera au moins une de pas trop râtée. On discute un moment, le temps d'apprendre qu'il est médecin à Tahiti et qu'il est en mission à Bora pour l'inspection du travail. La belle vie quand même, non ?

Ce soir, Clau et moi décidons d'aller chercher une pizza au petit boui-boui qui est un peu plus loin sur la route. Ca changera du poisson. Après avoir longtemps hésité sur le "sur place ou à emporter ?", nous nous installons à l'une des tables de jardin et dégustons une fantastique pizza-reine, à laquelle je rajoute volontier une crêpe banane-citron. Miam !
Puis nous nous asseyons un moment sur la plage pour contempler le magnifique ciel étoilé, avant de rentrer faire les valises. C'est que demain, le pick up est à sept heures.

Au revoir, Paradis. Mais ... I'll be back !

Posté par belugue à 18:53 - Etape 4 : Bora Bora - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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