05 janvier 2008
Le commandant et son équipage vous remercient d'avoir choisi Air Tahiti Nui et espèrent vous revoir bientôt sur nos lignes
Mercredi 5 avril 2006
Nous voici donc, Clau et moi, dans l'avion qui nous emporte loin de ces îles paradisiaques. Je suis côté hublot, et comme le siège près de moi est libre, Clau vient rapidement s'y installer. Sur le rang voisin, il y a Théo qui contrairement aux idées reçues, ne voyage pas en business mais s'est installé sur deux places. Vu son gabarit, je le comprends un peu. Comme toujours, il fait frais dans l'avion, mais j'ai quand même gardé le short et le tshirt (RESISTER !). Mon oreiller étant complètement défoncé, je demande au passager qui est déjà en train de s'installer confortablement derrière moi s'il y a quelqu'un à côté de lui, et le voilà qui, paniqué, me répond qu'il voudrait dormir... Euh... je voulais juste l'oreiller...
Il ne me faudra pas longtemps pour m'endormir après le repas et avant la fin d'Orgueil et Préjugés, aidée en cela par un léger somnifère.
Tiens ! On est déjà à Los Angeles. Il fait jour mais il pleut, le ciel est bas. Beurk... Histoire de n'être pas trop dépaysés, l'avion Air Tahiti Nui parti une heure avant nous nous tient compagnie. Nous débarquons et prenons la file des voyageurs en transit, sauf que ... ça n'avance pas. Etonnant, non ? Il y a une panne d'ordinateurs dans la salle de transit. Comme le problème semble vouloir faire lui aussi de la résistance, on nous envoie vingt par vingt dans la salle d'immigration principale où on ouvre des guichets spécialement pour nous. Il s'agira juste de ne pas traverser pour sortir et de remonter d'où nous venons après le contrôle.
Je m'avance donc vers le monsieur de l'administration en lui tendant mon passeport, et m'aperçois soudain que Clau me suit au-delà de la ligne jaune, malgré mes recommandations. Le type la regarde, me regarde :
- Same family ?
- Euh... yes. She's my aunt.
- What ?
- My aunt.
- Ah. Ok.
- ... (Sourire légèrement crispé)
Comme quoi, faut jamais avoir d'à priori sur l'administration américaine. Bon. Là, la difficulté c'est de faire comprendre à Clau de ne surtout RIEN dire, parce que c'est réglé.
Je récupère mon passeport, retourne derrière la ligne pour l'attendre, puis nous remontons dans la salle de transit où je cède à la raison et vais enfiler un pantalon. Fait froid dans les avions.
Après deux heures d'attente, nous remontons dans notre carosse et rejoignons nos places initiales en scrutant les nouveaux arrivants pour voir si quelqu'un va prendre la place à côté de moi. Et là, Théo me dit :
- Normalement, c'est moi qui suis à côté de vous.
- Ah... Enchantée... (Ben j'espère pour mon espace vital que l'avion ne sera pas plein !)
Il faut croire que j'ai quand même une bonne étoile : Théo reste sur ses deux places et Clau peut donc me rejoindre. Quant à moi, je m'endors en plein décollage. Et vous savez quoi ? Théo ronfle.
A l'arrivée à Paris, il est huit heures du matin et la chef de cabine annonce 0°C au sol... NAN ! JE VEUX REPARTIR AVEC L'AVION ! LAISSEZ-MOI RESTER ! Mais pour une fois, tout se passe nickel : contrôle de police, récupération de la valise, quand soudain nous sortons de la zone sous douane... L'HORREUR ABSOLUE. Ca grouille de monde, de bruit, ça bouscule sans dire pardon ; tous ces êtres soi-disant humains font la gueule sans exception. Cette fois, c'est sûr, je suis bien rentrée. C'est l'heure de la séparation : Clau va prendre son vol pour Montpellier, et moi le RER. Arrivée à la maison vers 10h30, une douche, le courrier ; maintenant il va falloir tenir jusqu'à ce soir sans dormir si je veux récupérer rapidement du jet lag ("décalage horaire" en bon français de France) : 48 heures dont 5 de sommeil, ça va être dur, mais ça valait le coup.
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