30 septembre 2007
C'était pas ma journée
Dimanche 2 avril 2006
Bon, où est-ce qu'on s'était arrêtés, déjà ? Ah oui, samedi, jour du poisson.
Et aujourd'hui, c'est dimanche, jour du Seigneur. Et oui, c'est comme ça : un peu de spiritualité ne tue pas. D'ailleurs à Tahiti, ça a son importance, quand on voit le nombre d'églises et de temples au mètre carré.
Nous nous sommes donc retrouvés ce matin pour un copieux petit déjeuner au restaurant de la plage. Excepté Philoo qui a bien mis une demi-heure supplémentaire pour nous rejoindre. La spiritualité selon Philoo : prendre son temps. Oui, bon, il a pas tout à fait tort non plus... Et puis, lui il a une excuse : la semaine, il bosse. Laissons-le donc se réveiller tranquillement.
Alors que Papa et moi nous sommes déjà ré-installés sous la terrasse du bungalow pour discuter, un "CRAAAAAAC" assourdissant déchire soudain le silence de cette paisible matinée,
tandis qu'une masse verte s'abat devant le restaurant. Tiens, on dirait qu'un cocotier s'est pris les pieds dans le tapis. En effet, Philoo et Maman apparaissent quelques minutes plus tard pour nous apprendre qu'un des arbres en bord de plage s'est soudain cassé net par le milieu du tronc. Heureusement que personne ne passait dessous à ce moment-là ! Tout le monde en a été quitte pour une bonne frayeur.
Pour nous remettre de ces quelques émotions matinales, nous décidons d'appliquer notre programme du jour et d'aller faire un petit tour de l'île en voiture. Nous prenons donc la route de la baie d'Opunohu et nous arrêtons à Papetoai,
petit village remarquable pour sa jolie église octogonale. C'est d'ailleurs l'heure du culte, et des chants très agréables montent de l'intérieur par les fenêtres grandes ouvertes, alors que tous les gens du coin se pressent aux abords. il y règne une ambiance joyeuse, conviviale, et on nous propose même de nous joindre aux paroissiens pour assister au culte. Ce n'est pas l'envie qui manque, tant l'endroit est accueillant, mais on n'est pas vraiment habillés pour. Et on a un programme à respecter et quelques impatients dans le groupe. La spiritualité, finalement, ce sera pour une autre fois. Nous reprenons donc la route et au fond de la baie d'Opunohu, nous bifurquons pour attraper la route du Belvédère. Premier arrêt au lycée agricole devant le panneau "Economie Rurale" où, en souvenir de ses années professionnelles,
Maman tient à faire SA photo. C'est le moment que choisit mon appareil-photo pour tomber en carafe. Après la visualisation d'une première photo, plus moyen de repasser en mode "prise de vue". J'ai beau changer les batteries, changer la carte, manipuler, rien n'y fait. Sueurs froides. Bon sang ! Il va pas me faire ça maintenant ? Moi qui l'ai toujours bien traité, qui en ai pris le meilleur soin que je pouvais... Quelle ingratitude ! Mais il faut bien se rendre à l'évidence : à force d'insister, les dernières fonctions lâchent les unes après les autres. Peut-être qu'en le laissant se reposer un peu... Nous remontons donc dans la C3 qui nous emmène vers le marae de Titiroa... d'où une offensive massive de moustiques nous chasse après nous avoir tout juste laissé le temps de lire les premiers panneaux. Ca, c'est la spiritualité selon le moustique.
Voici enfin le Belvédère qui surplombe les deux baies de Moorea,
Opunohu à gauche, et Cook à droite, encadrant le mont Rotui.
C'est là que les paquebots de croisière viennent généralement mouiller. Le temps est clair, le soleil brille, la vue est dégagée, et pour ne rien gâcher, une petite brise nous rafraîchit agréablement. Comme entre mon appareil-photo et moi, la rupture est définitivement consommée, c'est celui de Maman qui sert à immortaliser l'instant.
Au retour, nous bifurquons dans l'unique carrefour vers la route de droite qui descend vers Pao-Pao. C'est une route forestière non goudronnée aussi connue sous le nom de "Route des ananas",
puisqu'elle traverse les innombrables champs d'ananas couvrant les pentes des vallées ; l'ananas qui a fait la réputation de Moorea et alimente l'usine de jus de fruit Rotui située au pied du mont du même nom.
Nous rejoignons la route de l'aéroport, sans aller malheureusement jusqu'à la plage Temae réputée très belle. Nous manquons aussi l'embranchement du panorama de Toatea qui, parait-il, vaut le détour. Voilà ce que c'est quand on confie le volant à Fangio. On arrive quand même à faire une halte en face de la passe Avarapa. Mais c'est juste parce qu'il y a des surfers sur le récif. Loin, très loin. Ce qui fait qu'on n'en voit finalement pas grand chose.
De retour à l'hôtel vers 13 heures, nous déjeunons au restaurant de la plage. Le service est "un peu" long, c'est copieux et plutôt pas mauvais, mais malheureusement, lorsqu'arrive le dessert, il n'y a plus de coupe After-eight, alors que j'en ai vu passer sous mon nez tout au long du repas ! Maiiiiiiiiiiiiiiis euuuuuuuuuuuuuuuh !
Pour Papa, Maman et Philoo, l'heure est venue de se changer pour regagner Tahiti par le ferry de 16 heures, car Philoo s'envole ce soir pour Roissy, en mission.
Quant à Clau et moi, nous allons squatter les transats en bois sur la plage (pas trop en dessous des cocotiers de préférence), et ... je m'ennuie déjà. Je suis "fiu". Désolée, on se refait pas. Une seule solution : les méduses, le masque et le tuba, et essayer de dénicher Némo dans son anémone. L'eau est un peu trouble aujourd'hui, mais je peux tout de même admirer plein de jolies choses, même si toujours pas de Némo à l'horizon. Comme il n'y a pas beaucoup de fond dans ce jardin de corail, il me faut faire très attention pour ne pas m'accrocher sur les coraux. Mais jusqu'ici, tout va bien. C'est après être sortie du jardin du corail, en revenant vers la plage, que le drame s'est joué : des cailloux, une glissade, l'accident bête. Un talon qui s'entaille, et ce malgré ces vilaines chaussures sensées protéger de tout.
Direction le bungalow pour soigner tout ça. Ici, il ne faut pas laisser traîner les petites blessures. Philoo en a fait l'expérience à son arrivée en Polynésie : quelques jours à ne plus pouvoir mettre de chaussures tant son pied avait enflé. Ca saigne pas beaucoup, mais j'ai du mal à appuyer dessus. Le dernier jour, c'est quand même bête, non ? Et évidemment, pas question d'aller traîner dans le sable avec ça. Ok, compris, retour au transat sur la pointe du pied pour végéter en musique, puisqu'il paraît que la musique adoucit les moeurs... sauf quand la batterie de mon ipod est à plat. En plus, à l'ombre, il fait pas si chaud que ça... C'est bon ! Puisque c'est ça, je vais prendre ma douche !
Me voilà enfin prête pour notre cocktail de fin de voyage devant le coucher du soleil... Finalement, vu le maigre choix, je crois que je vais prendre un sans alcool. Pas la peine de prendre plus de risques aujourd'hui.
Il est pas beau, mon cocktail ? Ah, ce qu'on est bien, détendu devant le magnifique lagon, avec un petit air léger et rafraîchissant dans nos cheveux et la nuit qui tombe sur les eaux paisibles.
Le Paradis (je l'ai pas déjà dit, ça ?). Ce soir, ce sera repas au restau de l'hôtel, vu que je suis handicapée du talon, avec au menu une pizza tropicale pour Clau (qui ne vaut malheureusement pas celle de Bora ... je parle de la pizza), et des penne pescatore pour moi, assez bon, mais horriblement copieux. Une bonne nuit de sommeil là-dessus, sans moustiques de préférence, et nous pourrons affronter le retour à la civilisation de Papeete, avant Paris. Finalement, pas fâchée de partir, parce que à bien y réfléchir, c'était pas trop ma journée...
Commentaires
Samedi, le jour du poisson? Je croyais que c'était vendredi!
En tout cas, je n'ai pas compté le combre de cocktails, mais je remarque pour le dernier, la photo est floue... Mais peut-être qu'il n'y avait pas que du jus de fruit dedans. On t'aurait trompée?
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