13 janvier 2007
A bicyclette
Et voilà, ça y est, j'ai les boules ! Ce matin, j'ai accompagné à Roissy mes parents qui repartaient "là-bas".
- Vous rentrez quand ?
- Ben on sait pas. On verra. Quand on en aura assez...
- C'est pas juuuuuuuuste ! Ouiiiiiin ! Je vais pleurer !
Non mais, z'avez vu le temps qu'il fait ici, à Paris ?
Mais au fait, j'avais pas un blog en train, moi ? Ca me remontera peut-être le moral de trier les photos.
Bon, on en était où ?
Mercredi 29 mars 2006
La banquette demi-lune, question confort, c'est pas le Plaza Athénée. Pas fermé l'oeil de la nuit, moi, entre le matelas au maintien plus qu'approximatif et la chaleur étouffante. Parce que le brasseur d'air, il a beau être immense, il est au-dessus du lit principal. Et nous, pauvre petit peuple, on récupère que les miettes ! Toujours les mêmes qui trinquent. Heureusement, ce petit matin est d'une douceur très agréable. Y'a pas à dire, un petit déjeuner sur une table posée sur le sable, sous les cocotiers, les pieds au frais et avec vue sur le lagon éclairé par la lumière rasante du soleil levant, c'est quand même le pied.
Bon, il est temps de passer aux choses sérieuses : aujourd'hui, nous faisons le tour de l'île à vélo. Et pour ça, nous avons besoin de ... vélos... loués à la boutique au bout de la route Matira. Attention, le choix du vélo va être délicat. C'est que l'enjeu est important. Je finis par fixer mon choix sur le numéro 23. Mais Clau hésite toujours. Décidément, ça lui convient pas. OK, compris. Essaie le mien pour voir ? C'est mieux ? Ben tiens... J'ai plus qu'à m'en choisir un autre, moi.
Allez, en selle, direction Vaitape par la route. Ben oui, parce que par la montagne, c'est plutôt un téléphérique, qu'il nous faudrait.
La route n'est pas très large (surtout sur les bas-côtés), mais le bord est ponctué de quelques curiosité, comme un Pizza Hut. Si si !
Ah, Vaitape. Enfin ! J'en connais que les quelques six kilomètres depuis la pointe Matira ont déjà épuisés. Pourtant, c'est tout plat.
Après un passage obligé à la Poste pour coller les timbres et expédier ma bonne dizaine de cartes postales (je connais trop de monde. C'est trop dur, la vie !), en avant pour une petite séance de shopping.

Mauvaise idée...
Premier magasin, une galerie présentant de très jolis objets d'art marquisien. Le genre de boutique où on entre en sachant très bien que c'est pour le plaisir des yeux. Just for fun. Mais ça, c'était compter sans LUI -->
Un adorable petit Tiki marquisien tout en finesse et en simplicité, en bois clair, léger (de tarua, je crois). Dont le prix l'est beaucoup moins, léger. Laurent, le vendeur, nous montre d'autres objets d'artisanat : boîtes, pagaies, lances, plats, masques, etc... Il nous explique tout plein de choses (que j'ai oubliées depuis) sur l'art marquisien et les symboles. Mais bon, il me fait de l'oeil, ce tiki. Moi qui cherchait un cadeau pour Philoo qui nous a accueillies et permis d'avoir les billets, et bien voilà, c'est fait. Je suis trop sympa, quand même. Et puis si par hasard, il l'aimait pas, tant pis, ça sera pas perdu pour tout le monde ;o) Tout mon porte-monnaie y est quand même passé, parce que, sûre de moi, pour une balade en vélo, j'avais pas pris la CB (Ben oui, évident !) Ca me laisse tout juste de quoi acheter un magnet souvenir de Bora Bora. C'est mon frigo, qui va être content ! Après toutes ces folies, Clau et moi déjeunons à l'Apetisserie de paninis. C'était ça ou la blanquette de veau !
13 heures, il est grand temps de se remettre en route, parce que le tour de l'île, il fait 32 km, et on a été fainéantes, sur ce coup.
La route longe le lagon, et on constate rapidement que Bora, question plages, c'est très surfait. Tous les grands hôtels sont en fait installés sur des motus... Barbie, grosse menteuse ! Allez, le paysage est sympa quand même.
Une petite halte de temps en temps pour prendre quelques photos, comme la jolie baie de Faanuii et son village. Des preuves, aussi,
des fois qu'il y en ait qui douteraient que Jimmy est un grand sportif. Et histoire de tenter de dénicher ces satanés canons US, vestiges de la seconde guerre mondiale et planqués quelque part au-dessus de nous. Ils nous narguent, je vous dis. Ils nous narguent. Bon, alors quoi, on m'aurait menti ? (Barbie, si tu m'entends ...)
L'astuce du jour : pour voir les sites des canons, prenez l'excursion en 4x4. Sinon, c'est même pas la peine.
A la sortie de Faanuii, nous tombons sur une kyrielle de paréos dansant dans le vent sur leur corde à linge au bord de la route. C'est une "fabrique" de paréos teintés. "Tu crois qu'il les vendent ?" On va le savoir très vite : la dame arrive, et j'en profite pour lui demander comment elle les fabrique. Ni une ni deux, hop ! La voilà qui se met au travail et nous fait une petite démonstration : trempage des couleurs, essorage, séchage, et positionnement des caches pour faire les motifs en "filigrane". Pour la peine, je lui en prendrais bien un , parce qu'ils sont supers jolis. Euh ... Clau, t'as pas 1000 CFP ???
Après moults efforts dont une lutte incessante contre la brise, nous voici enfin à la pointe Taihi, au nord de l'île. La moitié du chemin est fait. D'ici, on voit le motu avec l'aéroport. Il paraît que le tout petit îlot à côté, c'est celui de Paul-Emile Victor : le motu Tane.
La route, sur l'autre bord de l'île, est plus sauvage et très agréable, bien que nous soyons au soleil, avec souvent le vent de face. Le musée de la marine semble fermé.
Tant pis, passons notre chemin. Un truc au bord de la route attire l'attention de mon appareil photo. C'est un vulgaire rocher, ou un tiki ? (Ca y est, je vois des tikis partour, maintenant !)
... Et Clau commence à s'impatienter.
T'inquiète ma vieille, on y arrive. La voilà. LA montée de Bora Bora. Celle qui coupe à travers la montagne pour pas qu'on voit la décharge de l'île en bordure de lagon. Deux lacets, une côte sévère, et une route en soupe de corail parce que c'est en travaux.
Courage ! Un bon coup de pédale, un deuxi... Euh, non. Finalement, je vais la faire à pieds.
En haut, vue est imprenable sur le mont Otemanu, et une nouvelle pause photo
histoire de récupérer un peu (d'ailleurs, en cherchant bien, on les verrait pas, d'ici, les canons ?)
De l'autre côté ... surprise ! Ca descend aussi sec que c'était monté (Cf. Newton). C'est évidemment le moment que choisit mon vélo pour péter un cable au sens littéral : celui du frein arrière. Comme le "soleil" j'ai déjà testé, je crois que celle-là aussi, je ferais mieux de la faire à pieds. Du moins au début, juste pour voir la tête qu'elle a un peu plus loin. A mi-pente, les souvenirs de jeunesse me titillent pourtant : rappelez-vous, les super descentes qu'on prenait à fond de train en rentrant de l'école. La route est large, le virage semble doux et régulier, le revêtement correct, et si on a croisé deux voitures, c'est bien le bout du monde. En selle ! Hiihaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
En haut de la montée suivante, je suis TROP fière ! Je l'ai faite toute seule ! A vélo, comme une grande ! Clau, elle, elle en a ras les pédales. Ca commence à bien faire ! Heureusement, nous entrons dans la commune de Matira.
C'est en s'arrêtant qu'elle est tombée. Enfin, après s'être arrêtée.
Ca fera un joli souvenir de vacances à son genou. Comme quand elle était petite. Bonne excuse en tout cas pour se manger une petite glace le temps qu'elle se remette de ses émotions (oui, parce qu'elle est tombé pile poil devant une boutique, alors qu'on avait pas vu un troquet depuis la pointe Taihi. Si ça, c'est pas de l'organisation !). Allez, t'en fais pas, c'est fini. On est arrivées. Tu peux être fière de toi.
Après l'effort, le bain de pieds ! Nous rejoignons M.F., M. et C. pour tester leur plage au village Temanuata. Eux, ils ont eu beaucoup moins de chance que nous : ils se sont fait cambrioler dans la nuit, pendant qu'ils dormaient !
Pas très rassurant tout ça. Mais peut-être qu'en suivant l'arc-en-ciel, ils trouveront le trésor du lutin... Ca devient n'importe quoi ce récit. Ca doit être la fatigue.
OK, ça mérite bien une double dose de réconfort. Nous décidons donc d'aller tous ensemble prendre un verre au Sofitel Marara, sur le motu en face de la pointe Matira. Au poton du Novotel, nous grimpons dans la navette (On pourra admirer au passage un bout du beau genou droit bariolé de Clau).
Pour moi, ce sera un cocktail des mers
(vodka + triple sec + grenadine + jus de citron). Ouaip, j'ai l'oeil qui brille. SO WHAT ?
Il est 20 heures quand nous rentrons à la pension, mais comme nous n'avons pas vraiment faim, Clau et moi finissons nos restes de pain et de fromage au clair de lune, sur la plage de chez Nono.
Le paradis, j'vous dis !
Au fait, je t'ai pas dit ? Ce soir, finalement, je dors avec toi dans le lit king size. SOUS le ventilateur !
Commentaires
Vive les bonnes résolutions
En tout cas, le mois de janvier commence bien avec un nouvel article! Maintenant, il va falloir tenir tes bonnes résolutions!!
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