Destination Tahiti

Journal de bord d'une escapade en Polynésie Française (Mars - Avril 2006)

05 août 2006

C'est beau ! Allez... (© Coluche)

Jeudi 23 mars 2006

Il est six heures, Fare se lève
Il est six heures, je n'ai pas sommeil...

Il faut dire que comme on s'est couchées tôt, la nuit a été longue. Et étouffante. Mais pour rien au monde je ne me serais séparée de ma moustiquaire adorée !
Comme la voiture de l'agence de location ne sera là qu'à neuf heures, nous profitons largement de l'agréable petit déjeuner local tandis qu'une nouvelle averse s'abat sur le toit de pandanus du restaurant (Pluie du matin, pas bien !), puis nous nous occupons des indispensables tartinages en tout genre (crème solaire, anti-moustique, apaisant, peintures de guerre, etc...). Et comme le temps passe vite quand on s'amuse, voilà déjà la voiture de l'agence qui vient nous chercher pour nous emmener au bureau où nous prenons possession de notre superbe Fiat Punto jaune sable affublée d'une magnifique pastille orange sur le pare-chocs histoire que tout le monde sache bien qu'on est des touristes. En route pour Fare où nous allons tout d'abord prendre de l'essence dans l'une des deux seules stations-service de l'île, et nous ravitailler à la superette en pamplemousses verts (ça y est, je suis accroc) et sandwichs d'allure... particulière. Nous voilà parées pour le tour de l'île par l'Est.
Sur la route de Maeva, premier arrêt chez Blanche pour voir ses paréos teints à la main. Ici, c'est l'élément in-dis-pen-sable. Clau et moi repartons donc chacune avec le nôtre à nos couleurs de prédilection. A Maeva, j'engage la voiture sur la passerelle (Indiana Jones peut bien se tenir), car cette fois, nous avons bien l'intention de voir le jardin de corail dont l'accès est toléré bien que le Sofitel soit fermé.HuahineJardinCorail Deux couples mis à part, la plage est déserte, tout comme les bungalows de l'hôtel qui la bordent. Il y a un peu d'air, l'eau est claire, et notre première expérience en milieu sous-marin nous attend. Equipement nécessaire : un masque, un tuba, et à défaut de palmes, les fameuses chaussures "méduses" qu'on a tous tant détestées étant gamins. Sans oublier l'appareil photo waterproof. La zone n'est pas trop profonde, mais il n'y a pas non plus beaucoup de courant et des tas de poissons multicolores nous nagent entre les jambes. Premiers émerveillements.
Bon... Moi qui ai toujours beaucoup de chance, mon tuba fuit. Ca m'apprendra à acheter au rabais.

HuahinePearlFarmVers midi moins le quart, après s'être séchées au soleil et avoir bien profité de la petite brise, du panorama et du silence, nous remontons en voiture pour un nouvel arrêt quelques kilomètres plus loin à la ferme perlière (Huahine Pearl Farm and Pottery). Un petit trajet en bateau nous amène à la ferme perlière posée sur ses pilotis au milieu du lagon. Là, on nous explique rapidement le B.A. BA de la greffe qui permet de produire la fameuse perle noire de Tahiti (The Tahiti Famous Black Pearl. Not to confuse with the "The Curse of the Black Pearl" which is a pirates' movie), avant de nous faire passer dans la boutique où se cotoient bijoux, perles et poteries d'artisanat local.

Un peu plus loin, voilà le village de Faie, célèbre pour ses anguilles sacrées aux yeux bleus (the famous sacred blue eyed eels) : quelques anguilles énormes (plus d'un mètre de long et d'un bon diamètre, plus gros que le poing de Superman) se "reposent" dans les quelques centimètres d'eau de la rivière qui traverse le village. Elles sont Impressionnantes.
L'unique route se poursuit par une montée bien raide, de l'ordre de 15%. Je comprends pourquoi on nous a déconseillé le tour de l'île à vélo ! Le moteur de la voiture résistera-t-il ? Les paris sont ouverts. Et un téléphérique ? Non plus ? Bon, tant pis.
HuahineItiL'arrivée sur le Belvédère valait bien tous ces efforts (enfin, je l'aurais pas fait à vélo quand même). La vue sur la baie de Maroe est magnifique. Hop ! Petite photo de Huahine Iti. L'endroit est en bord de route, mais c'est à l'ombre et il fait bien chaud maintenant. Si on en profitait pour faire la pause déjeuner ?
TRES mauvaise idée ! Pas plutôt sorti les sandwichs que me voilà assaillie par une horde de moustiques voraces qui n'ont pas dû voir un quartier de viande fraîche depuis au moins Noé et le Déluge - si tant est que Noé soit un jour passé par ici. D'ailleurs, on l'aurait remercié d'avoir interdit l'accès de son arche au couple de moustiques. Et non ! Ce n'est pas de la discrimination aveugle ! - Nous voilà donc rembarquant dans notre fier carrosse toutes vitres relevées et attaquant la descente. 20%. Et les freins ? Pour l'instant, tout va bien.TeMoaOHiro_LR
Nous traversons le petit pont qui relie les deux parties de l'île, Nui et Iti, et nous offre une vue imprenable sur la cheminée volcanique qui reçut le nom poétique de Te Moa O Hiro - en français, "Le pénis de Hiro" - Pas la peine de me regarder comme ça, j'y suis pour rien.HuahineNui_LR En plus Hiro c'est un Dieu, alors... Du village de Maroe, on peut aussi contempler le chenal et Huahine Nui.
Après le village de Tefarerii, la route grimpe à nouveau pour nous dévoiler soudain un superbe panorama sur la baie de Mahuti et ses nombreuses nuances de bleu.
Les9Bleus_2Yves avait paraît-il conseillé à un peintre de venir ici en lui disant, pensant se vanter un peu, que le lagon avait au moins une demi-douzaine de teintes différentes, et que le peintre était revenu en confirmant qu'il en avait compté neuf.
Les9Bleus_1Et bien moi, je sais pas s'il y en a neuf, mais la pause et la pose s'imposent. C'est que j'aimerais bien finir mon sandwich. Avec ce petit vent léger, les sales bestioles dont je tairai le nom devraient nous laisser tranquilles. Même au moment du savoureux pamplemousse.

Après le village de Parea, à l'extrémité Sud de l'île, nous nous arrêtons dans une plantation de vanille (encore une croix de notre carte)Huahine_Vanille où Monsieur Tautiro se fait un plaisir de nous guider à travers le domaine qui ne recèle pas que de la vanille, mais aussi nombre d'arbres fruitiers. Bon, je comprends pas tout à ses explications sur la culture de la vanille et des autres, mais l'accueil est chaleureux et l'essentiel y est. Ils sont tous là, les fruits, légumes et tubercules de notre table : papayes, bananes "rio" et bananes "fei", corossols, nonos (non, pas le moustique, mais son cousin très éloigné sur l'échelle de l'évolution, sorte de patate verte avec des yeux, utilisée en cuisine comme en médecine), uru (le fruit de l'arbre à pain), taro, citrons verts. Et s'il ne fallait retenir qu'une chose : la fleur de pamplemousse sent subliment bon. Décidément, je les aime de plus en plus, ces pamplemousses polynésiens. A croire que notre guide a dû m'entendre, parce que nous voilà avec deux énormes pamplemousses sur les bras.
Et en avant pour la séance photos !
pamplemousse Clau_vanille
Nous en sommes quittes pour repartir avec notre paquet de vanille et des petits conseils de conservation (dans un bocal bien fermé, et à l'abri de la lumière) ou d'utilisation (Une bouteille, une gousse de vanille, du rhum... quand elle est à moitié vide, on re-complète avec du rhum... Il paraît qu'on peut tenir cinquante ans comme ça). Hum... Je crois que je me suis bien plantée dans le pourboire que j'ai laissé. Pas encore l'habitude des francs polynésiens : j'ai confondu les billets. Ca lui aura fait de quoi voir venir (en espérant ne pas l'avoir offusqué).

Après un petit détour par Haapu, village "du bout du monde", nous retraversons le pont - le petit pont de bois qui ne tenait plus guère que par un grand mystère et deux piquets tous droits... sauf qu'il est en pierres, celui-là - et remontons vers Fare par la côte Ouest. Ca tombe bien, j'ai besoin de mettre mes coups de soleil à l'abri ... dans l'eau de la piscine. Rhaaaa ! Ca fait du bien.
Clau, qui tourne un peu en rond, veut appeler Maman pour lui dire où on est. Incorrigibles, ces deux-là. Peuvent pas se passer de téléphone deux jours de suite. Mais malheureusement - ou heureusement yek ! yek ! yek ! - les téléphones locaux n'apprécient pas nos CB. Et non, ici, il faut une carte de "Téléphone", pour téléphoner. Etrange, non ? De toute façon, il est l'heure d'aller contempler le coucher de soleil depuis le ponton de Fare. Calme, sérénité, lumière et couleurs magnifiques. C'est beau ! ... Allez, on s'casse ?
En plus, comme on était parties téléphoner, j'ai pas pris mon appareil photo. Donc, vous pouvez pas comprendre.

Au repas de ce soir, il y a du poulet-coco accompagné de uru (quand on parle du loup), suivi de bananes flambées. Ainsi qu'un couple de très vaillants retraités venus s'installer à Huahiné quelques temps pour faire de la plongée. Comme ils connaissent bien le coin, j'en tire quelques précieux conseils pour ma guerre contre les insectes de tout poil ... enfin, de toute carapace.

Tiens, il pleut...

Posté par belugue à 12:24 - Etape 2 : Huahine - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Et si j'ai tout compris, parce que j'ai tout lu Freud, le lendemain, le soleil se lève aussi. Et C'est Beau.

Bon, tu nous raconteras!!

Posté par shp, 09 août 2006 à 11:00

Et la Tequila Sunrise?

Ben oui, au coucher du soleil??!! pff tout se perd! LOL
J'avais été super étonnée de voir les anguilles dans si peu d'eau, et je me rappelle bien des côtes à 20%!!! on a eu la même angoisse sur les freins!

Posté par Mp, 21 août 2006 à 13:51

Ah, la nourriture et les paysages me donnent bien envie, mais pas les moustiques ! décidément, ils ont l'air terribles là bas !

Posté par H, 26 octobre 2006 à 11:26

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=139833&pid=2412239

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :